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La Tradition du Mai

      En Périgord, comme dans toutes les régions de France, les traditions sont nombreuses. Entre la Frairie, ou fête du Saint Patron du village, « Lou Moussur », où l'on honore le cochon, la fête des moissons, ou « Gerbebaude » et la Fête du Mai représente le maintien du culte rendu à l'arbre sacré.

       Même si cette tradition a plusieurs fois failli disparaître, elle a traversé les siècles. Peut être n'est-elle plus en vogue autant que par le passé, mais elle subsiste dans un grand nombre de villages.

       Charlemagne fut le premier à exiger que cesse ce culte des arbres, mais l'Église ne fut pas en reste, tentant d'interdire ces fêtes païennes qui faisaient de l'ombre à la propagation de la Foi chrétienne.

      La fête du 1er mai est aujourd'hui la fête du travail. Il n'est pas surprenant que, pendant des siècles, la vie paysanne étant primordiale, elle ait été celle de la célébration du printemps. C'est ce jour-là que l'on plantait avec faste l'arbre du Mai, symbole de la jeunesse et de la fécondité, lié au culte de la nature : chez les Grecs et les Romains, la déesse de la nature s'appelait d'ailleurs « Maïa  ». Des jeunes gens étaient chargés de couper et de transporter cet arbre que l'on enrubannait et que l'on plantait sur la place du village.

      Mais d'autres occasions s'offraient pour planter un arbre : chaque évènement important d'un village ou d'une communauté était célébré par l'installation d'un arbre ici ou là. En l'honneur de jeunes mariés, lors de prise de fonction d'un élu local ou pour orner le faîte d'une maison dont on venait d'achever la charpente, tradition encre très présente aujourd'hui en Périgord et ailleurs.

     Avant d'être dressé, l'arbre était copieusement décoré de rubans, symboles de purification, de drapeaux, plus ou moins importants, et de pancartes en rapport avec la célébration : « Honneur à notre maire ! », « A nos jeunes mariés ! », « A notre Saint Patron ! », etc.

    La journée se poursuivait par des festivités plus ou moins somptueuses, selon les ressources dont on disposait, et les libations se poursuivaient tard dans la nuit.

    Toutes  ces pratiques plus ou moins magiques dénotaient l'esprit paysan de l'époque, avec ses mystères, son obscurantisme et ses craintes. Le rôle de l'Église, qui interdisait mais laissait faire, n'était pas très clair. Pas plus que ne l'étaient les interventions, peut être opportunistes de Pénitents blanc ou bleus, à Sarlat !   

 

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